Dunkerquois

Hôpital maritime de Zuydcoote : tout savoir sur la réouverture du centre de balnéothérapie

La cérémonie des vœux de l'hôpital de Zuydcoote a été l'occasion d'inaugurer le nouveau centre de balnéothérapie rouvert six ans après.

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Un équipement flambant neuf à l'Hôpital maritime de Zuydcoote.
Crédit : Delta FM

C’est un retour très attendu.

Fermé en 2019 en raison d’importants problèmes d’infiltration, le centre de balnéothérapie de l’Hôpital maritime de Zuydcoote rouvre officiellement ses portes à l’occasion de son inauguration.

Après deux années de travaux et un investissement de 6,3 millions d’euros, l’établissement se dote d’un équipement entièrement rénové, plus moderne, plus écologique et résolument tourné vers l’avenir.

La balnéothérapie fait partie intégrante de l’ADN de l’hôpital maritime, qui propose cette activité depuis 1969.

"Il y avait une véritable volonté de refaire vivre cet outil emblématique de l’établissement", souligne la direction.

Ce nouvel espace marque aujourd’hui un nouveau point de départ pour l’hôpital, au service de la rééducation et du bien-être des patients.

 

Un outil complémentaire à la rééducation

Présidente de la Commission médicale d'établissement, la CME, de l’hôpital maritime et médecin rééducateur en SMR neurologique, le docteur Marie-Josée Kins insiste sur le rôle central de la balnéothérapie dans les parcours de soins.

"La balnéothérapie est un outil complémentaire à la prise en charge rééducative des patients. L’eau chaude permet une diminution des douleurs, une amélioration de la mobilité et un renforcement musculaire plus efficace", justifie-t-elle.

Le centre fonctionne désormais exclusivement à l’eau douce, un choix à la fois plus moderne et plus respectueux de l’environnement.

Deux bassins sont proposés : un bassin de rééducation chauffé à environ 33 °C et un bassin d’activité physique adaptée à 28 °C, moins chaud car les patients y sont davantage en mouvement.

 

Des équipements de pointe au service des patients

Le nouveau centre est doté de bassins modulables, d’élévateurs pour faciliter l’accès des patients à mobilité réduite et de nombreux dispositifs de sécurité.

Jets cervicaux et lombaires, tables de massage immergées, plateformes de marche immergées progressivement, caméras sous-marines pour analyser le déroulé du pas : tout a été pensé pour optimiser la prise en charge.

"Les plateformes de marche permettent de travailler l’appui partiel avec une grande précision. Le kinésithérapeute peut ajuster le pourcentage d’appui et analyser la marche grâce aux caméras sous l’eau", détaille le docteur Kins.

Présentation du nouveau centre de balnéothérapie par le docteur Kins

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Le centre dispose également de matériel dédié au renforcement musculaire, comme l’aquabike, utilisé par les kinésithérapeutes et les éducateurs sportifs.

Des boxes individuels accueillent massages et soins spécifiques, tandis que des bacs permettent la réalisation de bains écossais, alternant eau chaude et eau froide, notamment pour soulager certaines pathologies neurologiques ou post-AVC.

Le centre bénéficie aussi aux patients brûlés pris en charge à l’hôpital maritime.

"Les jets filiformes sont particulièrement utiles pour améliorer la cicatrisation et limiter les adhérences, notamment au niveau du visage", précise la praticienne.

L’hôpital maritime compte actuellement 28 lits dédiés aux grands brûlés.

 

Des ambitions tournées vers 2026

Cette réouverture s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’établissement, qui a vu l’arrivée de nombreux nouveaux équipements ces dernières années.

Les ambitions sont clairement affichées : développement d’un hôpital de jour en gériatrie, amélioration de la prise en charge des patients atteints de cancer, et montée en puissance de la médecine du sport à l’horizon 2026.

Avec cette balnéothérapie nouvelle génération, l’Hôpital maritime de Zuydcoote confirme son rôle de référence en matière de soins de suite et de rééducation, en plaçant l’eau au cœur du parcours de soins des patients.

Publié : 20 janvier 2026 à 7h46 par
Rémi Foulon - Rédacteur en Chef