Municipales2026

Municipales 2026 : tensions, affiches arrachées et ralliement dans le Débrief du Vendredi sur Delta FM

Deuxieme numéro de notre émission qui remet l'église au centre du village

Le debrief 27/02
Le debrief 27/02
Crédit : Delta FM

Dans ce deuxième numéro du Débrief du Vendredi, Cyril Frémin et Rémi Foulon ont réuni autour de la table journalistes et anciens élus pour analyser une campagne déjà sous haute tension.

 

Les invités

Autour des micros :

  • Simon Caenen, journaliste à La Voix du Nord à Hazebrouck, spécialiste des enjeux en Flandre.

  • Valéry Duhaut, chef d’édition La Voix du Nord à Saint-Omer, attentif aux dynamiques dans l’Audomarois.

  • André Figoureux, maire depuis 49 ans et président de la Communauté de communes des Hauts-de-Flandre (CCHF).

  • Dominique Dupilet, ancien président du Conseil général du Pas-de-Calais, ancien député et ancien maire de Wimereux.

  • Cyril Frémin, Jounaliste Delta FM

  • Rémi Foulon, Rédacteur en chef Delta FM

PARTIE 1

 

Des communes sous haute tension

Plusieurs villes ont été citées comme particulièrement électriques :

  • La Gorgue, avec quatre candidats dont trois issus de la majorité.

  • Saint-Martin-lez-Tatinghem, théâtre d’un duel entre un ancien député et son ex-adjoint.

  • Outreau, fragilisée par une liste dissidente.

  • Grand-Fort-Philippe, où la succession du maire sortant ouvre le jeu.

  • Coudekerque-Branche, où la campagne a pris un tour très conflictuel.

 

Le cas Coudekerque-Branche

L’émission est longuement revenue sur l’agression présumée du maire David Bailleul, qui affirme avoir été insulté et bousculé en surprenant des individus arrachant ses affiches. En face, les colleurs d’affiches livrent une version différente.

Des plaintes ont été déposées. Les intervenants rappellent qu’arracher une affiche sur un panneau officiel est interdit, mais s’interrogent aussi sur la forme et la communication autour de l’incident.

 

Trop de listes… ou pas assez

À l’inverse, certaines communes interrogent par excès ou par manque de concurrence :

  • Le Touquet-Paris-Plage, avec plusieurs listes d’opposition issues de la même tendance politique.

  • Coulogne, marquée par des alliances instables et des difficultés à constituer des équipes.

  • Saint-Omer, où la campagne semble très discrète.

  • Méteren, avec une seule candidate, comme lors des précédents scrutins.

Ces situations posent la question de la vitalité démocratique locale.
 

La guerre des affiches, un symbole

Arrachages, recollages, accusations croisées : la « guerre des affiches » reste un classique des municipales.

Pour Dominique Dupilet, l’impact électoral est aujourd’hui marginal face aux réseaux sociaux. D’autres estiment qu’aucun détail ne doit être négligé dans une élection serrée.

Tous s’accordent toutefois sur un point : la violence s’exprime désormais autant — voire davantage — en ligne que sur les murs des communes.

 
Partie 1 - Replay

PARTIE 2

 

Ralliements : stratégie ou simple ajustement ?

À Calais, Guy Delplanque renonce finalement à se présenter et rallie la liste de Romain Debaizieux. Pour Simon Caenen, il s’agit davantage d’un non-événement, rappelant les précédentes candidatures avortées de Guy Delplanque faute de liste complète.

En revanche, à Dunkerque, le ralliement de Charles Neuquelman à Patrice Vergriete est jugé plus significatif. Il illustre une stratégie d’élargissement politique assumée.

À Boulogne-sur-Mer, Dominique Dupilet souligne l’absence inédite de liste clairement identifiée à droite et les recompositions en cours, notamment autour de Frédéric Cuvillier. Dans l’Audomarois, Valéry Duhaut évoque des divisions à gauche, par exemple à Lumbres, avec plusieurs listes concurrentes dans une commune de taille modeste.

 

Pourquoi des députés veulent redevenir maires ?

Plusieurs députés ou anciens députés briguent à nouveau une mairie : Paul Christophe, Bertrand Petit, Julien Gokel, Pierre-Henri Dumont, Jean-Pierre Pont.

André Figoureux évoque le cas de Paul Christophe, élu de peu aux législatives, et estime qu’un ancrage local solide peut sécuriser un parcours politique.
Pour Dominique Dupilet, la loi sur le non-cumul des mandats a coupé les parlementaires du terrain : il juge donc légitime qu’ils souhaitent retrouver une mairie. 

Le débat divise :

  • Dominique Dupilet et Valéry Duhaut estiment que la fonction de député a perdu en efficacité et en poids local.

  • Simon Caenen, lui, défend le non-cumul, y voyant un facteur de renouvellement démocratique et de meilleure séparation des pouvoirs.

Constat partagé : le centre de gravité du pouvoir semble s’être déplacé vers le local.

 

Candidats condamnés ou sous enquête : que dit la légitimité ?

Cyril Frémin rappelle plusieurs situations :

  • À Grand-Fort-Philippe, Sony Clinquart ne peut pas se représenter après une condamnation confirmée en appel (six mois avec sursis et deux ans d’inéligibilité) dans l’affaire de la maison médicale.

  • À Coudekerque-Branche, David Bailleul fait l’objet d’une enquête préliminaire (sans condamnation à ce stade).

  • À Spycker, un maire condamné à de l’inéligibilité pour harcèlement moral se représente après avoir fait appel.

Pour Dominique Dupilet, la règle est claire : c’est à la justice de trancher. Éligible, on peut se présenter ; inéligible, on ne le peut pas.
Valéry Duhaut appelle à la prudence, certaines procédures pouvant aussi être instrumentalisées en période électorale.
Simon Caenen souligne que la perception des électeurs varie selon la gravité des faits reprochés.

Partie 2 Débrief 27/02

Rendez-vous vendredi prochain pour une nouvelle émission et chaque jour à 12h30 du lundi au jeudi avec "Le journal des Municipales" suivi de "Paroles de Candidats"

 

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Publié : 27 février 2026 à 15h52 - Modifié : 27 février 2026 à 16h14
Rédaction Delta FM - Delta Médias