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Municipales 2026 : tensions, affiches arrachées et ralliement dans le Débrief du Vendredi sur Delta FM

Emission N°2 : écoutez le replay complet en deux parties.

Debrief 02
Debrief 02
Crédit : Debrief 02

Dans ce deuxième numéro du Débrief du Vendredi, consacré aux municipales 2026, Rémi Foulon et Cyril Frémin ont réuni autour de la table :

  • Simon Caenen, journaliste à La Voix du Nord à Hazebrouck

  • Valéry Duhaut, chef d’édition La Voix du Nord à Saint-Omer

  • André Figoureux, maire depuis 49 ans et président de la Communauté de communes des Hauts-de-Flandre

  • Dominique Dupilet, ancien président du Conseil général du Pas-de-Calais, ancien député et ancien maire

 

PARTIE 1

Des communes sous haute tension

Plusieurs villes ont été citées comme particulièrement électriques :

  • La Gorgue, avec quatre candidats dont trois issus de la majorité.

  • Saint-Martin-lez-Tatinghem, théâtre d’un duel entre un ancien député et son ex-adjoint.

  • Outreau, fragilisée par une liste dissidente.

  • Grand-Fort-Philippe, où la succession du maire sortant ouvre le jeu.

  • Coudekerque-Branche, où la campagne a pris un tour très conflictuel.

 

Le cas Coudekerque-Branche

L’émission est revenue longuement sur l’agression présumée du maire David Bailleul, qui affirme avoir été insulté et bousculé en surprenant des individus arrachant ses affiches. En face, les colleurs d’affiches livrent une version différente.

Des plaintes ont été déposées. Les intervenants rappellent qu’arracher une affiche sur un panneau officiel est interdit, mais s’interrogent aussi sur la forme et la communication autour de l’incident.

 

Trop de listes… ou pas assez

À l’inverse, certaines communes interrogent :

  • Le Touquet-Paris-Plage, avec plusieurs listes d’opposition issues de la même tendance politique.

  • Coulogne, marquée par des alliances instables et des difficultés à constituer des équipes.

  • Saint-Omer, où la campagne semble très discrète.

  • Méteren avec une seule candidate, comme lors des précédents scrutins.

 
Ces situations posent la question de la vitalité démocratique locale.

 

La guerre des affiches, un symbole

Arrachages, recollages, accusations croisées : la « guerre des affiches » reste un classique des municipales.

Pour Dominique Dupilet, l’impact électoral est aujourd’hui marginal face aux réseaux sociaux. D’autres estiment qu’aucun détail ne doit être négligé dans une élection serrée.

Tous s’accordent toutefois sur un point : la violence s’exprime désormais autant — voire davantage — en ligne que sur les murs des communes.

DEBRIEF 02 27/02

PARTIE 2

 

Pour cette deuxième partie, la même équipe poursuit l’analyse autour de trois thèmes : les ralliements, le retour des députés vers les mairies et les candidats sous le coup d’affaires judiciaires.

 

Ralliements : stratégie ou simple ajustement ?

À Calais, Guy Delplanque renonce finalement à se présenter et rallie la liste de Romain Debaisieux. Pour Simon Caenen, il s’agit davantage d’un ajustement que d’un tournant décisif.

À Dunkerque, en revanche, le ralliement de Charles Neuquelman à Patrice Vergriete est jugé plus significatif et stratégique.

À Boulogne-sur-Mer, Dominique Dupilet évoque des recompositions politiques et l’absence inédite de liste clairement identifiée à droite, tandis que dans l’Audomarois, Valéry Duhaut souligne des divisions internes à gauche, notamment à Lumbres.

 

Pourquoi des députés veulent redevenir maires ?

Plusieurs députés ou anciens députés briguent à nouveau une mairie : Paul Christophe, Bertrand Petit, Julien Gokel, Pierre-Henri Dumont, Jean-Pierre Pont.

Pour Dominique Dupilet et André Figoureux, la loi sur le non-cumul a coupé les parlementaires du terrain et affaibli leur efficacité locale.

À l’inverse, Simon Caenen défend le non-cumul, y voyant un facteur de renouvellement démocratique et une meilleure séparation des pouvoirs.

Constat partagé : le pouvoir local apparaît plus concret et plus attractif que le mandat national.

 

Candidats condamnés ou sous enquête : que dit la légitimité ?

Plusieurs situations locales ont été évoquées :

  • À Grand-Fort-Philippe, Sonique Clinquart ne peut pas se représenter après une condamnation confirmée en appel (six mois avec sursis et deux ans d’inéligibilité).

  • À Coudekerque-Branche, David Bailleul fait l’objet d’une enquête préliminaire.

  • À Spycker, un maire condamné avec inéligibilité se représente après avoir fait appel

 

Pour Dominique Dupilet, la règle est simple : la justice décide. Éligible, on peut se présenter ; inéligible, on ne le peut pas.

Les intervenants soulignent néanmoins que la perception des électeurs dépend souvent de la nature des faits reprochés.

 

Partie 2 Débrief 27/02

 

Prochain numéro vendredi 6 mars 12.40

 

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Publié : 27 février 2026 à 15h52 - Modifié : 3 mars 2026 à 12h21
Rédaction Delta FM - Delta Médias