Dunkerquois

Batteries françaises à Dunkerque : Renault réduit ses engagements, Verkor déjà sous tension

Ce n'est vraiment pas une bonne nouvelle pour l'usine du Dunkerquois sous le feu des projecteurs après cette annonce.

verkor
Une douche froide pour les représentants de l'État et les élus locaux.
Crédit : Delta FM

Selon une enquête publiée par Marianne, le projet industriel porté par la start-up Verkor est fragilisé par un désengagement partiel de son principal client, Renault Group.

Le constructeur aurait revu à la baisse ses commandes de batteries, initialement prévues à hauteur de 12 GWh par an.

En cause, des coûts de production jugés trop élevés, avec des batteries françaises estimées 30 à 40 % plus chères que celles de concurrents asiatiques.

Cette situation pèse directement sur la gigafactory de Dunkerque, inaugurée récemment et pensée comme un pilier de la filière européenne des batteries.

 

Une activité déjà freinée faute de volumes suffisants garantis

Le site, qui emploie déjà plusieurs centaines de salariés, attend toujours une montée en cadence complète de sa production.

D’après Marianne, certaines lignes industrielles pourraient fonctionner en dessous des prévisions initiales, faute de volumes suffisants garantis.

L’État, très impliqué dans le financement du projet, suit désormais de près l’évolution du dossier.

Un signal d’alerte pour ce chantier emblématique de la réindustrialisation française dans le Dunkerquois.

Une annonce qui intervient alors que la première pierre de l'usine de production et recyclage de batteries Neomat CAM vient d'être posée entre Gravelines et Loon-Plage.

Publié : 10h38 - Modifié : 10h56
Rémi Foulon - Rédacteur en Chef