Dunkerquois

De Gravelines au Sahara : tomates, poivrons et oignons sortent du sable

C'est une histoire qui a commencé à Gravelines, au sein de la ferme permaculture et qui s'est transmise jusqu'au beau milieu du désert du Sahara. Salek Saluh, sahraoui, s'est inspiré de la ville du Nord pour développer sa propre permaculture à l'autre bout du monde.

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Au beau milieu du désert, Salek Saluh a développé de la permaculture.
Crédit : Delta FM

À qui viendrait l'idée de faire pousser des tomates, des oignons ou des poivrons dans le désert... ? 

C'est le projet fou entrepris par Salek Saluh, il y a quelques années. 

Depuis plus d'une dizaine d'années il vient de temps en temps en France pour des missions humanitaires aux côtés de Christian Hogard, secrétaire départemental et membre du comité national du Secours Populaire. 

C'est comme ça qu'il s'est retrouvé à Gravelines, au sein de la ferme permaculture.

Il y a six ans il a commencé à réflechir à la concrétisation de son projet de toujours : créer un espace de permaculture dans le désert du Sahara, au sein d'un camp de réfugiés sahraouis.

Et, c'est ce qu'il l'a fait il y a trois ans.

Reportage d'Enzo Belleval

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Sous un peu plus de 40 degrés, Salek a réussi et continue de faire pousser, après de nombreux tests lors des dernières années, des fruits et légumes.

Pour la première période de récolte, 20 tonnes de produits devraient être récoltés.

 

Un projet social et pédagogique

Ce projet de permaculture, est premièrement social

En effet, il permet à plus de 2 000 personnes, présentes au sein d'un camp de réfugié, de bénéficier de la nourriture produite localement.

Mais, en plus de ça il est pédagogique puisqu'il permet d'enseigner la culture et l'élevage aux locaux.

" On sensibilise les gens à quelque chose qui n'est pas encore connu.

On programme des visites pour les enfants afin qu'ils puissent voir comment planter les différents légumes, comment faire le lait et nourrir les animaux, etc.", explique Salek Saluh.

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En plus de la partie agricole, on retrouve un élevage de plusieurs animaux.
Crédit : Delta FM

Un besoin de partenaires et de financements

Maintenant que le projet à vu le jour et qu'il est fonctionnel, Salek a besoin de davantage de moyens pour stocker les ressources sur place (eau, nourriture, aminaux, etc.), mais aussi pour continuer à produire afin d'aider le camp sahraoui dans lequel il se trouve.

" Le projet évolue, il avance. Nous devrions produire près de 20 tonnes de produits pour la première récolte. 

Maintenant on va devoir développer et chercher des moyens financiers complémentaires.

Pour le moment, le Secours Populaire fédère et adhère, l'association de la boutique solidaire de Loon-Plage et les Éclaireuses Éclaireurs de France sont des partenaires incontournables.

Mais nous avons le soutien aussi du Comité des Rives de l'Aa et de la ville de Gravelines.

Les eaux du Dunkerquois nous ont aussi beaucoup aidé pour la mise en place de ce projet.

Aujourd'hui on fait appel à la générosité publique parce que ça concerne le mieux manger pour tous ", conclut Christian Hogard.

Publié : 7 janvier 2026 à 7h22 par
Rédaction Delta FM - Delta Médias