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Loon-Plage, Calais : déboutées par la justice, les associations humanitaires déçues

L'association Salam fait partie d'un collectif d'association débouté par le Conseil d’État sur cette demande mercredi dernier

Les migrants ne peuvent pas récupérer leurs tentes après les saisies des forces de l'ordre
Les migrants ne peuvent pas récupérer leurs tentes après les saisies des forces de l'ordre
Crédit : Delta FM Archives

Six associations humanitaires (Médecins du Monde, Roots, Salam, Human Rights Observers, Utopia 56 et Refugee Women's Centre) déboutées de leur demande par le Conseil d’État mercredi dernier.

Souvenez-vous le 4 décembre dernier, la justice administrative lilloise avait ordonné à l’État d’assurer le minimum vital aux exilés : 22 cabines de toilettes avaient été installées sur le camp de Loon-Plage, des points d’eau également et une collecte des déchets devait être organisée.

Les associations avaient alors déposé un recours devant le conseil d’état pour tenter d’obtenir davantage de mesures contraignantes pour l'administration.

Parmi les objectifs, obtenir :

  • la prise en charge des repas par l'État
  • la possibilité pour les personnes exilées de récupérer leurs effets personnels notamment les tentes, des points d'eau supplémentaires, l'amélioration des dispositifs d'accès au soin
  • une maraude d'identification des victimes de traite

Les juges n’ont rien octroyé en plus détaille Claire Millot (Milot) secrétaire générale de l’association Salam.

Claire Salam, secrétaire générale de Salam
Crédit : Nino Dalbéra

 

La responsable associative remarque que, depuis que l’arrêt a été rendu, les opérations policières d’expulsion dans les camps de Loon-Plage ont repris alors qu'elles avaient cessé depuis le 4 décembre dernier, date de la décision du tribunal administratif de Lille.

Publié : 7h14 - Modifié : 10h07
Nino Dalbéra - Journaliste