Audomarois

La mémoire d’Elie Castelain, héros de l’Histoire d’Arques, de nouveau honorée

Un pavé de mémoire va être posé. Les élèves de la commune ont travaillé sur son incroyable histoire.

Ville d'Arques, illustration
Un square porte déjà son nom.
Crédit : Ville d'Arques, illustration

Un nouvel hommage pour l’un des héros de l’histoire Audomaroise…

Le 8 avril, un Stolperstein, ou pavé de mémoire, sera posé sur le quai de Wadgassen, à Arques, à 11h.

Un nouvel hommage à Elie Castelain, Résistant et victime du nazisme.

Un événement, organisé par l’association Stolpersteine Nord-Pas-de-Calais, la Ville d’Arques, la Coupole, et les élèves de 3ème du collège Pierre Mendès-France.

L’aboutissement d’un projet mémoriel et pédagogique mené depuis plusieurs semaines. Les élèves ont mené un travail de recherche et de restitution sur le parcours d’Elie Castelain. Pour qu’ils comprennent la trace qu’il a laissée...

 

Un homme ordinaire devenu un héros

Elie Castelain à la base, c’est quelqu’un comme vous et moi, un jeune Audomarois comme les autres. Bon fils, bon camarade, sérieux. Arquois de naissance, il y naît en 1922. Il y habite quai du Commerce, connu aujourd’hui comme quai de Wadgassen.

Pendant l’Occupation, il intègre l’école militaire de Garde de Guéret. Sauf que l’Armée française est vite battue. Après l’attaque d’une colonne allemande à l’été 1944, menacé, il prend le maquis, il devient résistant. Il se battra jusqu’au bout face à l’horreur nazie. Il en sera d’ailleurs victime.

Arrêté puis déporté vers les camps de concentration de Sachsenhausen, Kochendorf et Dachau. Elie Castelein meurt d'épuisement le 1er avril 1945 à seulement 22 ans.

 

Une rue et un square à son nom

Depuis, la ville n’a de cesse de lui rendre hommage. Une rue porte son nom, de même qu’un square, avec une plaque pour rappeler le courage dont il a fait preuve, que les jeunes générations n’oublient pas.

Cette fois, c’est un pavé de mémoire qui va être posé. Là même où il est né, quai de Wadgassen, il y a 104 ans.

 

Publié : 8h36 par
Cyril Frémin - Journaliste