“La chanson, on y vient pour la musique, on y reste pour les paroles” Alain Bashung. (© Bashung)

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Nous sommes en 1991, après quelques échecs commerciaux Bashung est sommé par sa maison de disque Barclay d’enregistrer un album pour relancer sa carrière. Osez Joséphine est confectionné entre le Tennessee et la Belgique. Avec la complicité de l’auteur Jean Fauque, Bashung signe un huitième album, plus blues, plus brut que les précédents. Des reprises de Buddy Holly, Bob Dylan et des Moody Blues, permettent à Bashung de réveiller ses racines musicales. Mais ce sont des titres comme Madame Rêve, Volutes, et Osez Joséphine qui ici incarnent le mieux l’artiste. Osez Joséphine est une chanson militante et féministe. Le clip est signé Jean-Baptiste Mondino. Il met en scène le chanteur, dos à dos avec Azucena Caamano, celle qui allait quelque temps plus tard devenir “Madame Florent Pagny”. Et pour la petite histoire, c’est Bashung qui a l’idée du prénom Joséphine, en croisant une petite fille de quatre ans répondant au nom de Joséphine Draï, future comédienne et fille du batteur Philippe Draï. Mais selon son parolier Jean Fauque, il pourrait s’agir de Joséphine Baschung, la tante alsacienne du chanteur qui était une femme très libérée dans les années d’après-guerre. Ce qui à cette époque ressemblait plus à de la décadence qu’à du militantisme.

 

 

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