Samedi avait lieu l’assemblée générale de la SNSM, la Société Nationale des Sauveteurs en Mer, à Dunkerque. L’occasion de faire le point sur les besoins de l’association.

Sur notre littoral, ces sauveteurs bénévoles sont répartis entre Dunkerque, Gravelines, Calais, Boulogne et Berck. Et depuis plus d’un an maintenant, ces marins doivent intervenir de plus en plus souvent pour sauver des migrants au péril de leur vie. Samedi, ils ont donc profité de la venue du président national de la SNSM pour faire part de leurs besoins financiers, humains et matériels. 

Ils ont été en partie entendu, puisque le siège de la SNSM s’est engagé à payer le carburant des bateaux sur les stations de la Côte d’Opale. Une mesure qui va alléger la facture pour les bénévoles, confrontés comme tout le monde à une hausse du prix du carburant, même détaxé. « Il y a encore quelques semaines, il était à 47 centimes le litre. Aujourd’hui, il est à 1 euro » nous confiait le patron de la station de Dunkerque.

Reste à présent à obtenir un soutien humain et matériel. Les bateaux des stations de sauvetage sont vieillissants. Conçus pour une durée de 30 ans, ils ont dépassé le délai à Boulogne et à Calais. Celui de Dunkerque y arrivera vite. Il est donc urgent de lancer la construction de nouveaux bateaux. Un point de friction entre la SNSM nationale et les stations locales qui n’a pas encore été totalement résolu.

Enfin, le dernier chantier que vont devoir mener les sauveteurs SNSM de la Côte d’Opale ces prochaines années sera d’attirer de nouveaux bénévoles dans leurs rangs. Face à la pression migratoire qui ne diminue pas, et qui même s’amplifie, certains éprouvent une lassitude, un épuisement moral. Ils sont accompagnés par des médecins. Mais à moyen ou long terme, la SNSM devra aussi prévoir la relève.


X
X