C'est à partir de 1965 que Nancy Sinatra commence à s'émanciper de son père. (© Nancy Sinatra)

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Nous sommes en 1965, et c’est très difficile d’être une « fille de » quand on a un père qui est une icône du jazz et de l’entertainment. A 25 ans, Nancy Sinatra est sur le point d’être remerciée par sa maison de disques Reprise Records quand on lui présente Lee Hazlewood. Le producteur moustachu trouve un second souffle en composant pendant plus de dix ans pour la fille de Frank Sinatra. Il a dans ses cahiers un texte très vindicatif These boots are made for walking, mais les paroles prennent un tout autre sens si elles sont chantées par un homme ou une femme. L’idée des bottes vient d’une discussion de comptoir entre deux hommes dans un bar au Texas où l’un des deux dit à l’autre à propos de sa femme “c’est moi le patron, sinon tu vois ces bottes, elles lui marchent dessus”. Hazlewood pense enregistrer la chanson quand Nancy Sinatra l’en dissuade, se l’approprie, en adoucie donc la teneur et là voilà numéro un aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et en position de se faire un prénom et surtout de pouvoir renégocier son contrat avec Reprise Records. Lee Hazlewood a fait de Nancy Sinatra une icône pop et sexy, comme Sonny Bono l’avait fait avec Cher à l’époque de Sonny & Cher. Leur collaboration s’arrête en 1976 quand Lee Hazlewood part se retirer en Suède. L’œuvre de Nancy Sinatra reste intacte, elle inspire le respect et des générations d’artistes. 

La contrebasse de These boots are made for walking est tenue par un ténor de la discipline : Chuck Berghofer, du (The) Wrecking Crew, un groupe de musiciens de studio basé à Los Angeles qu’on peut retrouver sur des centaines d’enregistrements datant des 60’s. [05/04/2022] 


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