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Nous sommes en 1967, Jean Gabin demande à Serge Gainsbourg de faire une apparition dans le film Le Pacha de Georges Lautner, un polar sans concession, avec Michel Audiard pour les dialogues et la fameuse réplique devenue culte « Je pense que quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner ». Non seulement Gainsbourg apparaît dans le film, mais il signe avec Michel Colombier le très avant-gardiste Requiem pour un con, considéré par beaucoup comme une sorte de rap avant l’heure. Pendant deux minutes Gainsbourg balance un flow menaçant sur une boucle rythmique très minimaliste. Dans une France encore très conservatrice, le film et la musique sont censurés, pour la violence de certaines scènes et pour la vulgarité du texte de Gainsbourg. Requiem pour un con est un échec, mais connaît un regain d’intérêt quelques années plus tard quand plusieurs radios décident de retravailler le titre. Des remix circulent même sous le manteau jusqu’à ce que le directeur artistique Philippe Lerichomme missionne Dominique Blanc-Francard de rajeunir le morceau. Une nouvelle version plus touffue de Requiem pour un con (remix 91) est envoyée aux diffuseurs le 1er mars 1991, la veille de la mort de l’homme à la tête de choux. [14/03/2022]

 


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