"Wind of change" de Scorpions a été composé peu de temps avant la fin du communisme en ex-URSS et la chute du mur de Berlin. (© Scorpions)

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Nous sommes en 1988, Scorpions est l’un des premiers groupes de hard rock à se produire en URSS à Leningrad (ville depuis rebaptisée Saint-Pétersbourg en 1991 après la dissolution de l’Union Soviétique). L’année suivante le groupe de Klaus Meine peut encore jauger son incroyable popularité à l’Est en se se produisant au Moscow Music Peace Festival aux côtés d’autres pointures (Ozzy Osbourne, Mötley Crüe, Cendrillon, Skid Row, et la tête d’affiche Bon Jovi). Les premiers mots de Wind of Change naissent le 12 août 89 lors d’une petite croisière sur la Moskva, la rivière qui traverse Moscou et qui borde le Gorki Park, deux lieux que Klaus Meine mentionne au début de la chanson. A bord de l’embarcation sont réunis des soldats de l’Armée rouge, des journalistes russes et occidentaux et tout le staff du groupe Scorpions. L’ambiance est pacifique et tout le monde semble parler le même langage : la musique. Le 9 novembre 1989 il y a la chute du Mur de Berlin et quelques mois plus tard Wind of change de Scorpions devient le symbole du bouleversement politique à l’Est. Une version russe de Wind of change est enregistrée en 1991 et permet au groupe de récolter 70 000 dollars pour des œuvres caritatives. Le chèque est remis le 14 décembre 1991 à Mikhaïl Gorbatchev, père de la perestroïka et dernier dirigeant de l’ex-URSS, dix jours avant l’effondrement du bloc de l’est. Wind of change apparaît dans l’album Crazy World (1990), se classe numéro un dans de nombreux pays (Allemagne, Etats-Unis, France et Pays-Bas) et demeure la chanson la plus vendue chez nos voisins allemands. [01/03/2022]   


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