"Plus que tout au monde" (1992) marque les débuts de Pascal Obispo. (© Pascal Obispo)

Un Tube, Une Histoire tous les matins à 10:35 dans #LaFamilleDelta et sur Instagram sur le compte @UnTubeUneHistoire

Nous sommes en 1992, Epic mise gros sur un artiste au spectre musical assez large qui se considère plus compositeur qu’auteur. Son nom : Pascal Obispo. CBS records devenu depuis peu Sony Music pense tenir là un futur Goldman. Il a traîné ses baskets sur la scène rennaise, jouant tantôt de la guitare, tantôt de la basse, croisant Daho, chantant pour Senso (groupe de new wave fondé par Franck Darcel ex-Marquis de Sade), et en décortiquant les œuvres de ses contemporains (Balavoine, Berger, Polnareff…). Le premier album d’Obispo est produit par Nick Patrick et fait la part belle aux cordes enregistrées aux studios Abbey Road à Londres, ceux où les Beatles ont bâti leur légende. On voit déjà apparaître le nom de Zazie dans les chœurs d’une chanson. Ces deux-là se rencontrent grâce à Caroline Molko, directrice artistique chez Universal. Pour Obispo, le retour sur investissement est long à venir. De fil en aiguille, le premier single Plus que tout au monde finit par séduire les radios de Province où l’artiste s’apprête à subir une surexposition. Même si les médias parisiens sont plus frileux, la presse people commence à s’emparer du phénomène et son nom est un temps évoqué pour travailler sur le deuxième album de Vanessa Paradis. Ce rendez-vous manqué n’empêchera pas Pascal Obispo de devenir un des gros pourvoyeurs de tubes les années suivantes. 

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i14306357/pascal-obispo-plus-que-tout-au-monde 


X
X