"Let's Dance" (1983) est le seul titre de David Bowie classé Numéro un au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. (© David Bowie)

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Nous sommes en 1982, David Bowie s’apprête à publier Let’s Dance chez EMI, son quinzième album produit par Nile Rodgers (Chic) destiné à laisser une emprunte dans ce milieu des années 80. Leur rencontre se fait par hasard dans un club new-yorkais. Leurs deux carrières sont diamétralement opposées mais les deux artistes passent une excellente soirée à échanger sur le blues et le jazz. Le lendemain Bowie invite Nile Rodgers chez lui en Suisse pour écouter quelques démos acoustiques, dont un certain Let’s Dance guitare voix. Le message de Let’s Dance est, certes, une invitation à la danse mais le clip tourné en Australie fait aussi passer un message anti-raciste en mettant en lumière la population aborigène. La seule contrainte que David Bowie impose à Nile Rodgers pour ce nouveau projet plus commercial, c’est le guitariste texan Stevie Ray Vaughan, un inconnu qu’il découvre le 17 juillet 1982 au Festival de Montreux. Le guitariste au stetson, peu habitué à être dirigé, hallucine quand Bowie lui demande de placer une première note (un si bémol) isolée au beau milieu (à 1’40) de Let’s Dance. Une fois l’album Let’s Dance terminé, Stevie Ray Vaughan claque la porte de la tournée Serious Moonlight Tour pour entamer une carrière solo. Le quinzième album de David Bowie obtient un succès retentissant, mais laisse les puristes incrédules. 

Bowie est celui qui permet la rencontre entre Nile Rodgers et Stevie Ray Vaughan. Ces deux-là se retrouveront sur le projet Family Style des Vaughan Brothers (1990), et c’est Nile Rodgers qui lira l’éloge funèbre aux obsèques du guitariste à Dallas le 31 août 1990. 

(lire aussi épisode #36 et #465)


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