Comme le prouve sa version de "You can't hurry love" (1982) Phil Collins est un grand fan de la Motown. (© Phil Collins )

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Nous sommes en 1982, Phil Collins ne veut surtout pas nous refaire le coup de l’album du divorce comme c’était le cas en 1981 avec Face Value. Pourtant sa vie conjugale déteint énormément sur son deuxième disque Hello, i must be going ! montrant sur la pochette un Phil Collins de profil sur fond bleu. Mais quand il sort en novembre, il peine à séduire les foules. Étonnamment, c’est une reprise qui permet au batteur de Genesis de sauver la mise. Depuis toujours Phil Collins est un grand fan de la Motown. Il jette son dévolu sur You can’t hurry love des Supremes dont il veut ici restituer la fougue et la fraîcheur. En 1966 le trio féminin emmené par Diana Ross, Mary Wilson et Florence Ballard est sur le point d’aligner quatre numéro un consécutifs au sommet des charts aux Etats-Unis. Deux ans plus tôt, elles avaient déjà réussi l’exploit d’en aligner cinq ! You can’t hurry love est une chanson ultra pop teintée de gospel née sous la plume du trio Holland Dozier Holland.  Lamont Dozier croisera la route de Phil Collins quelques années plus tard sur le tube Two hearts destinée à la BO du film Buster (1988). Et histoire de bien terminer sur le sujet, le dernier album studio de Phil Collins Going back (2010) est un album hommage à l’esprit Motown des années 60.

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