Région

Traces de fluopyram dans l’eau potable : l’État se veut rassurant dans le Nord et le Pas-de-Calais

 La présence de traces de fluopyram dans l’eau du robinet de 26 communes du Pas-de-Calais et du Nord ne présente aucun risque pour la santé, selon les autorités sanitaires.

eau du robinet
L'eau du robinet n'en demeure pas moins potable, d'après les autorités sanitaires.

La publication, ce lundi 9 février, d’un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) vient confirmer cette absence de danger pour les consommateurs.

L’ANSES a fixé une valeur sanitaire maximale pour le fluopyram à 8,8 microgrammes par litre d’eau, seuil au-delà duquel une consommation prolongée pourrait avoir des effets sur la santé.

Or, l’ensemble des concentrations mesurées dans les communes concernées est très largement inférieur à ce niveau.

Les contrôles menés par l’Agence régionale de santé (ARS) Hauts-de-France ont permis d’identifier la présence de ce pesticide dans l’eau de 23 communes du Pas-de-Calais et 3 communes du Nord.

Dans 25 communes, les concentrations observées se situent entre 0,11 et 1,18 microgramme par litre, et atteignent 1,78 microgramme par litre dans une seule commune.

Des niveaux 5 à 50 fois inférieurs à la valeur sanitaire maximale, qui permettent aux autorités d’affirmer que l’eau du robinet peut être consommée sans risque.

L’avis de l’ANSES rappelle par ailleurs que le fluopyram n’est ni cancérogène, ni mutagène, ni reprotoxique, et n’a donc pas d’effet connu sur la fertilité ou le développement de l’enfant à naître.

 

Un délai pour les organismes responsables de la distribution de l’eau

Si la situation est jugée rassurante sur le plan sanitaire, les teneurs mesurées dépassent néanmoins la limite de qualité réglementaire fixée à 0,1 microgramme par litre.

Cette valeur, à vocation environnementale, sert d’indicateur pour repérer la présence de polluants dans l’eau potable.

Conformément à la réglementation, les organismes responsables de la distribution de l’eau disposent d’un délai de trois ans pour engager les travaux nécessaires afin de ramener les concentrations sous ce seuil.

L’État a assuré qu’il accompagnera les collectivités et les gestionnaires dans la mise en œuvre des solutions techniques destinées à réduire durablement la présence de fluopyram dans l’eau.

En attendant, les autorités sanitaires appellent à la sérénité et rappellent que la surveillance de la qualité de l’eau reste renforcée dans les communes concernées.

Publié : 18h46 par
Rémi Foulon - Rédacteur en Chef