Ce protocole fait parti des recommandations du rapport Sauvé

Comment mieux lutter contre les agressions sexuelles au sein de l’Église ? Un accord a été signé le mercredi 2 mars entre les diocèses de Lille, Arras, Cambrai et la cour d’appel de Douai. Objectif : briser l’omerta et permettre une meilleure prise en charge des victimes. Cet accord répond précisément aux recommandations du rapport Sauvé, qui a fait vaciller l’institution toute entière en octobre dernier : 216 000 mineurs, victimes d’agressions sexuelles ou de viols par des religieux ou des religieuses depuis 1950.

Après le choc et la prise de conscience : l’heure de la réaction. Le procureur général de la cour d’appel de Douai, et les 10 procureurs de son ressort, dont ceux de Boulogne-sur-Mer, Dunkerque, et Saint-Omer vont désormais travailler main dans la main avec les archevêques de Lille et de Cambrai et l’évêque d’Arras. Objectif : permettre un travail plus fluide et plus rapide de la justice en cas de signalements d’abus sexuels au sein de l’église, ou d’un établissement catholique. Cela fait plusieurs années que le diocèse de Lille s’est emparé de la problématique en mettant déjà en place une cellule d’écoute des victimes, ainsi qu’une convention avec le CHU de Lille pour le suivi psychologique des victimes, mais aussi des auteurs.

Avec cette nouvelle étape, l’Église réaffirme sa volonté de faire de l’institution, un lieu plus sûr pour tous les fidèles.


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