Opération impressionnante, ce matin, à Calais. Des policiers du RAID ont été amenés par hélicoptère sur le toit d’un immeuble. Objectif: déloger une vingtaine de personnes qui squattaient le bâtiment depuis lundi. Il s’agit de militants associatifs qui réclament la fin des expulsions de migrants pendant la période hivernale.

Selon la préfecture du Pas-de-Calais, il s’agit de personnes de nationalité française, britannique, italienne et néerlandaise, qui se réclament de la mouvance no-border. Depuis lundi, ils occupaient donc ce bâtiment désaffecté de Calais pour réclamer que les migrants soient traités avec dignité, notamment pendant la période hivernale. Ils demandaient, entre autres, l’arrêt des démantèlements, la fin du harcèlement par la police, et la réquisition de tous les bâtiments vides de Calais pour héberger les réfugiés bloqués à la frontière.

Dans un communiqué, la préfecture précise que leur action a provoqué d’importants troubles à l’ordre public. Plusieurs individus se sont en effet rassemblés au pied de l’immeuble pour soutenir les manifestants. Et ont jeté des pierres, des bouteilles en verre et des mortiers sur les forces de l’ordre dans la nuit de jeudi à vendredi. 15 personnes ont été interpellées, dont 4 placées en garde à vue. Face à ces désordres, le préfet a donc fait appel à la force publique pour déloger les manifestants. L’opération a débuté tôt ce vendredi matin. La vingtaine d’occupants a quitté le bâtiment dès l’arrivée des premiers policiers. Selon nos confrères de la Voix du Nord, des militants présents au pied de l’immeuble se sont alors regroupés pour empêcher la police de procéder à des arrestations. Les forces de l’ordre ont fait usage de bombe lacrymogène pour les disperser. Une personne a été interpellée.

L’expulsion s’est terminée vers 9h. Le bâtiment a été sécurisé pour empêcher tout nouveau squat.

 


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