Un campement de migrants, à Calais (© Delta FM)

Ce lundi, deux bénévoles de l’association Utopia 56 ont contesté devant le tribunal de police de Boulogne-sur-Mer l’amende reçue en mai 2021 pour non-respect du confinement, alors qu’ils étaient partis apporter de l’aide aux migrants de Calais. La justice a finalement confirmé l’infraction. Plusieurs associations dénoncent un « harcèlement » des forces de l’ordre. 

Il est 22h45 ce 15 mai 2021, lorsque les bénévoles de l’association Utopia 56 prennent la route pour se rendre sur un campement de migrants. « Un réfugié nous avait appelé pour qu’on lui apporte une couverture pour la nuit » explique Marguerite Combes, coordinatrice de l’association sur le Calaisis. Sur la route, les associatifs sont contrôlés par la police. L’heure du couvre-feu étant passée, ils écopent d’une amende de 135€ chacun.

Des contraventions comme celles-ci, il y en a beaucoup. « C’est plus de cent verbalisations qu’a eu Utopia, et une trentaine pour Human Rights Observers » détaille Marguerite Combes, soit « près de 20 000 euros d’amendes pendant la période de confinement » peut-on lire sur le compte Twitter d’Utopia 56, qui dénonce « une politique d’entrave à l’encontre des associations et de leur travail ».

C’est dans ce contexte que plusieurs contraventions ont été contestées en justice. Ce lundi, le tribunal de police de Boulogne-sur-Mer s’est penché sur deux d’entre eux, et a confirmé l’infraction. Si leur amende a été levée, les deux bénévoles ont tout de même été déclarés coupables des faits. Une décision qui ne satisfait pas les associations d’aide aux migrants.

Marguerite Combes, coordinatrice à Utopia 56 à Calais

 

Une quarantaine d’autres audiences de contestation sont prévues dans les prochains mois.


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