Vingt ans de réclusion criminelle ont été requis à l’encontre d’un animateur jeunesse, accusé de viols, agressions sexuelles sur 14 enfants de 3 à 6 ans, à Outreau (Pas-de-Calais). Le verdict est attendu ce vendredi.

La peine maximale. Au terme de onze jours de procès, l’avocat général a requis vingt ans de réclusion criminelle, assortie d’une peine de sûreté de 12 années, à l’encontre de R.G, un animateur jeunesse d’Outreau (Pas-de-Calais). Agé de 33 ans aujourd’hui, l’homme est jugé depuis le 17 juin à la cour d’assises du Pas-de-Calais pour des viols et agressions sexuelles, commis entre 2015 et 2017 alors qu’il était animateur au centre socio-culturel et responsable des activités périscolaires dans des écoles de la ville d’Outreau. L’enquête a permis d’identifier 14 enfants victimes, 12 garçons et 2 filles. Depuis le box des accusés, R.G a reconnu des caresses, des masturbations, fellations ou sodomies sur dix d’entre eux, mais nie les faits concernant quatre autres enfants. L’homme est également jugé pour consultation et détention d’images pédopornographiques, notamment des vidéos de ses actes, filmés avec sa propre caméra.

« Au total, nous avons huit viols, treize agressions sexuelles et deux délits », a résumé l’avocat général au début de ses réquisitions, soulignant « la dangerosité » de l’accusé. « Au cours des débats, rien n’a été rassurant. Les experts nous l’ont dit : R.G est un pédophile, c’est profondément inscrit en lui. Il a organisé toute sa vie pour être auprès d’enfants. Malgré son intelligence, il n’a pas su éviter son passage à l’acte et n’a jamais entrepris de se soigner ». S’adressant aux jurés, l’avocat général a également rappelé l’âge « très jeune » des victimes et a dit « ne pas comprendre les dénégations » de l’accusé concernant les déclarations de quatre enfants. « Ces familles n’ont aucun intérêt à charger l’accusé. Je vous le dis en mon âme et conscience : il y a eu des agressions sexuelles à leur encontre ».

« Pour toutes ces raisons, je vous demande de fixer sa peine à 20 ans de réclusion criminelle, assortie d’une peine de sûreté de 12 années. Je vous demande également de prononcer un suivi socio-judiciaire pour une durée de 15 années » a requis Pierre Besse devant la Cour d’Assises. Evaluant le risque de récidive, l’avocat général a également demandé le port d’un bracelet électronique mobile à l’issue de la peine de prison, mais également une injonction de soins, une obligation de résider dans un endroit déterminé en dehors de la juridiction de Boulogne-sur-Mer, une interdiction de contact avec les victimes et leurs parents et une interdiction d’exercer une activité impliquant un contact avec des mineurs. Le verdict est attendu ce vendredi.

X
X