La dépression de Laurent Delvart est-elle une circonstance atténuante du meurtre de sa femme et son fils ? C’est la question que va devoir se poser la cour d’assises de Saint-Omer. En tout cas, c’est l’avis des experts psychiatres qui se sont exprimés aujourd’hui. Selon eux, le Boulonnais était déprimé au moment des faits. Autrement dit, il a subi une altération du discernement et donc de sa responsabilité. Si les jurés retiennent cette thèse, ils pourraient abaisser la peine à 30 ans de prison, plutôt que la perpétuité. Le verdict est attendu demain soir. Rappelons que Laurent Delvart est accusé d’avoir tué sa femme et son fils de 6 ans à coups de couteau, en septembre 2012.

Ce mercredi, un médecin légiste a pointé du doigt des incohérences entre ses déclarations et les relevés sur la scène de crime. Ce sont ensuite les experts psychologues et psychiatres qui ont été entendus à la barre. A chaque fois, le drame a été évoqué. Et à chaque fois, l’accusé est resté totalement de marbre :

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