Boulogne conserve son titre de premier port de pêche de France. C’est en tout cas ce qu’affirme la société d’exploitation des ports du détroit, qui a présenté les chiffres 2021 à la presse, ce jeudi.

La catastrophe annoncée n’est pas là, et c’est plutôt une bonne nouvelle. Alors que les pêcheurs affirment depuis un an que le Brexit impacte fortement la profession, on a été surpris des chiffres dévoilés par la SEPD ce jeudi. Avec 28 459 tonnes de poisson débarqué sur l’année écoulée, le port de Boulogne resterait en tête des ports français, face à Lorient, son concurrent direct.

Les bateaux artisanaux, c’est à dire les petits chalutiers et les fileyeurs, qui représentent 2/3 de la pêche débarquée à Boulogne, ont ramené 20 532 tonnes de poisson en 2021. C’est 20% de plus qu’en 2020, et c’est même mieux qu’en 2019, bien avant le covid, et bien avant le Brexit, donc.

Pour autant, il serait faux d’écrire que le Brexit n’a eu aucune conséquence. La pêche au large, qui concerne les plus gros bateaux de 30 à 50 mètres, a été fortement impactée, avec une chute de 41% du tonnage de poissons débarqués par rapport à 2020. Les espèces comme le cabillaud ou la plie, pêchée dans les eaux anglaises, sont en nette diminution sur le port de Boulogne.

Une baisse largement compensée par d’autres espèces. De 2020 à 2021, le maquereau, le hareng, l’encornet, le rouget barbet ou bien encore la seiche ont tous vu leur prix au kilo augmenter entre 21 et 27%. Résultat: la valeur du poisson vendu en criée de Boulogne a elle aussi augmenté, passant de 36 millions d’euros en 2020 à 47,3 millions d’euros en 2021.

 

 

 

 

 

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Oui, voilà un an que les pêcheurs nous disent que le Brexit et l’absence de licences pour pêcher dans les eaux britanniques impacte fortement la profession. Et pourtant, quand on regarde les chiffres, on constate que ça ne va pas si mal. Les bateaux artisanaux, c’est à dire les petits chalutiers et les fileyeurs, qui représentent 2/3 de la pêche débarquée à Boulogne, ont ramené 20 532 tonnes de poisson en 2021. C’est 20% de plus qu’en 2020. Et figurez-vous que c’est même plus que 2019, bien avant le covid, et bien avant le Brexit, donc. Alors attention, on ne dit pas que le Brexit n’a pas eu de conséquence les pêcheurs. Ca serait faux. Parce qu’on voit bien que la pêche au large, qui concerne les plus gros bateaux de 30 à 50 mètres, a été impactée, avec 41% de poissons débarqué en moins par rapport à 2020. Les espèces comme le cabillaud ou la plie, pêchée dans les eaux anglaises, sont en nette diminution sur le port de Boulogne. Une baisse largement compensée par d’autres espèces. De 2020 à 2021, le maquereau, le hareng, l’encornet, le rouget barbet ou bien encore la seiche ont tous vu leur prix au kilo augmenter entre 21 et 27%. Résultat: la valeur du poisson vendu en criée de Boulogne a elle aussi augmenté, passant de 36 millions d’euros en 2020 à 47,3 millions d’euros en 2021.


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