La découverte d’une nouvelle souche du Covid-19 a obligé la France à interdire les déplacements en provenance du Royaume-Uni pour une durée de 48h. La mesure, entrée en vigueur depuis minuit, impacte les approvisionnements des entreprises agroalimentaires du port de Boulogne. Des négociations sont en cours pour permettre aux marchandises d’être amenées en France.

“La période est la plus mal choisie”. La formule est de Dominique Consille, sous-préfète de l’arrondissement de Boulogne-sur-Mer. A quelques jours des fêtes de fin d’année, l’interdiction pour les transporteurs routiers de passer la frontière entre la Grande-Bretagne et la France est un coup dur pour les entreprises du port de Boulogne, ainsi privées de la matière première importée.

Une réunion d’urgence s’est tenue ce lundi matin en sous-préfecture entre élus, transporteurs, et mareyeurs. La sous-préfète Dominique Consille a évoqué une solution :

Les bouchons constatés à Douvres sont  la conséquence de la fermeture de la frontière pour les personnes depuis ce dimanche minuit, mais également du Brexit. A quelques jours de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les transporteurs britanniques multiplient en effet les aller-retours pour constituer un stock de produits qui seront soumis aux taxes dès le 1er janvier.

Aymeric Chrzan, secrétaire général du syndicat des mareyeurs, confirme que la situation est un coup dur pour les entreprises du port de Boulogne :

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