Un coup dur pour les marins, qui regrettent le manque de soutien du mareyage boulonnais

Plus d’un an après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, plusieurs marins attendent toujours l’autorisation de pêcher dans les eaux britanniques. Si officiellement « les négociations continuent », le gouvernement travaille sur d’autres solutions pour les professionnels qui n’obtiendront pas leur licence. Un coup dur pour les marins, qui regrettent le manque de soutien du mareyage boulonnais dans le contexte.

Il s’appelle Philippe de Lambert des Granges, mais sur le port, tout le monde l’appelle « Monsieur licences ». Cet expert maritime, nommé par le Ministère de la Mer pour « accompagner individuellement chaque pêcheur » impacté par le Brexit, était en déplacement à Boulogne-sur-Mer, la semaine dernière. En l’espace de quatre jours, il a rencontré et auditionné une vingtaine de marins ou leurs représentants, en sous-préfecture. Objectif: étudier des solutions alternatives pour les pêcheurs qui n’obtiendront pas leur licence.

Si ces entretiens ont eu le mérite de tempérer l’impatience et la colère des pêcheurs, une partie des marins reste néanmoins remontée contre Bruxelles… et contre le mareyage boulonnais, dont ils attendent davantage de soutien dans le contexte.

Reportage Delta FM


X
X