Deuxième jour de procès pour un Boulonnais accusé de violences conjugales et de viol. L’homme, un cadre commercial âgé de 52 ans, comparaît depuis hier aux assises du Pas-de-Calais. Il est accusé d’avoir frappé et violé son ancienne compagne, la nuit du Nouvel An, le 1er janvier 2013.

Bon chic, bon genre. Voilà comment on pourrait décrire l’accusé qui s’est présenté hier devant les jurés. Chemise claire, costume sombre, coiffure brossée, il présente un profil atypique de gendre idéal. Pourtant, c’est bien contre lui que son ex-compagne a porté plainte, le 6 janvier 2013.
Lorsqu’elle se présente au commissariat de Boulogne ce soir-là, elle présente des ecchymoses au niveau du visage et un œil tuméfié. Elle explique qu’après une soirée arrosée et une scène de jalousie, elle a été frappée devant le domicile, puis traînée dans le couloir, où l’homme reconnaît lui avoir claqué la tête contre le sol. La femme déclare qu’elle a ensuite été menacée avec un couteau, puis amenée jusqu’à la chambre, où l’accusé aurait abusé d’elle alors qu’elle était dans un état second.
En garde à vue, l’accusé a fini par reconnaître les coups et la relation sexuelle. Et c’est cette relation sexuelle qui est au cœur des débats : la cour d’assises va devoir déterminer si cette relation était un viol, comme l’affirme la plaignante, ou une relation consentie, comme se défend l’accusé.
Car l’enquête a révélé que le couple avait “une sexualité supérieure à la moyenne”, comme l’a souligné l’officier de police venu témoigner. Les deux ont eu plusieurs amants. L’homme possédait de nombreux sextoys, accessoires intimes et pièces de lingerie à son domicile. Et l’enquête a également démontré qu’il fréquentait régulièrement des clubs libertins avec ses différentes compagnes, dont la victime. “Il y avait un côté fusionnel entre eux, avec des jeux à caractère sexuel dont les limites étaient normalement fixées. Et à un moment, ça a fini par déraper”, a déclaré l’officier de police.
Le verdict est attendu demain.

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