Un prof de judo d’un club local a été jugé mardi pour atteinte sexuelle sur une mineure de plus de 15 ans qui était son élève depuis l’âge de 3 ans… Ils ont entretenu une relation alors qu’elle était âgée de 17 ans, en 2017. Il a été relaxé. Compte-rendu d’audience.

C’était une jeune fille qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance pour lui avoir enseigné le judo dès le départ. En 2017, alors qu’elle est âgée de presque 17 ans, une relation particulière se noue entre lui et cette élève. Elle vit une période compliquée au cours de laquelle ses parents se disputent beaucoup. Lui, se sent délaissé dans sa vie familiale. Il devient son confident et la jeune fille finit par lui avouer ses sentiments. Au début il la repousse, puis il cède… Ils se voient en cachette, hors des salles de sport, s’embrassent, sont proches et ont même des relations. Mais les parents de la jeune fille découvrent leur histoire… Ils demandent à cet homme en qui ils ont confiance de garder ses distances… Il ne les écoutera pas et reverra quand même la jeune fille, ce qui aboutira à la plainte.
A la barre, il explique que cette histoire était une histoire d’amour consentie des deux côtés. Dans les auditions de la jeune fille, aucun syndrome post-traumatique… Elle aussi à l’époque, soulignait ses sentiments pour lui.
Tout le débat était donc de savoir s’il avait ou non une autorité sur elle, qui aurait pu influencer les choix de la jeune fille. Pour le procureur, cela ne fait aucun doute, notamment à cause de son statut d’entraîneur. Il a donc requis 8 mois de prison avec sursis.

Il a donc été relaxé. Les juges ont considéré ne pas avoir assez d’éléments permettant de définir qu’il avait effectivement une autorité permettant d’influencer la jeune fille dans ses choix. Ils l’ont donc relaxé.

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