Trois Audomarois d'une vingtaine d'années devaient être jugés en comparution immédiate. (© Delta FM)

Un important trafic de stupéfiants a été démantelé en début de semaine dans l’Audomarois. Un trafic qui fonctionnait comme un “Uber de stupéfiants”, particulièrement pour l’héroïne et la cocaïne.

C’est une enquête qui a démarré il y a un an, peu avant le premier confinement, et qui a dû être interrompue à cause de la crise sanitaire. Finalement, en décembre, elle reprend et c’est un important trafic de drogue que la brigade des stupéfiants de la police de Saint-Omer a mis au jour, après une enquête de deux mois.

Un trafic qui fonctionnait à la manière d’un Uber de la drogue : les clients passaient commande par téléphone et ils étaient livrés, soit directement chez eux, soit sur un lieu de rendez-vous et pouvaient ainsi se procurer de l’héroïne et de la cocaïne. La drogue était conservée dans un appartement à Longuenesse, chez des frères qui servaient de nourrice, ils conservaient la drogue en échange de leurs consommations. Les commandes étaient également préparées chez eux avant d’être livrées.

Une interpellation a donc été menée le 15 mars à Longuenesse : au total, 25 clients ont été entendus, 11 personnes ont été placées en garde à vue, dont des très gros consommateurs qui pouvaient dépenser jusqu’à 10 000 euros par an. Près de 3000 euros en liquide ont aussi été saisis, ainsi qu’un véhicule d’une valeur de 16 000 euros et une moto.

Les produits écoulés en une année s’élevaient à 7,5 kg d’héroïne en un an, et à 5,6 kg de cocaïne. Le chiffre d’affaire de ce trafic est estimé à plus de 500 000 euros par an. Finalement, trois Audomarois d’une vingtaine d’années ont été déférés. Deux d’entre eux étaient sortis de détention peu de temps avant de prendre part à ce trafic. Ils devaient être jugés en comparution immédiate ce vendredi.

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