L'accusé a prétendu ne se souvenir de rien.

Quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis pour un homme de 67 ans condamné pour agression sexuelle au tribunal de Saint-Omer. Les faits sont anciens, ils se sont déroulés à Lumbres en 2016, mais il était jugé cette semaine au tribunal de Saint-Omer. La victime, de 23 ans sa cadette, est apparue encore très marquée par les faits à la barre.

Malgré leur différence d’âge, la victime et l’accusé étaient amis de longue date. Fragile à cette période, elle prend un traitement. Un soir de novembre 2016, cet homme, qu’elle voit régulièrement, lui propose de passer chez elle, avec de l’alcool. Elle accepte et une soirée s’organise avec une troisième amie. Ils boivent, mangent, dansent. Mais l’alcool et les médicaments combinés, la victime se sent mal et s’allonge dans le canapé où elle s’endort. Son amie s’en va. Ne reste alors dans la maison que cet homme et les enfants de la victime, alors adolescents, avec leurs amis à l’étage. Au cours de la nuit, son fils descend et surprend l’homme, allongé sur sa mère. Elle semble endormi. Sous la couverture, l’homme a le bas du corps nu, tout comme la victime. Le jeune garçon crie alors, ce qui réveille cette dernière.

A la barre, l’homme prétend ne se souvenir de rien. Il l’explique par sa forte alcoolisation. En garde à vue, il avait reconnu quelques caresses mais avait indiqué qu’elle ne dormait pas et lui avait rendu son baiser. Pourtant, sur la route, juste après les faits, il a envoyé un SMS à sa victime : “Je te demande pardon pour ce que j’ai commencé à faire. Heureusement tu t’es réveillé. Je ne suis pas fier de moi ». La victime, quant à elle, est toujours très affectée par la situation. Elle pleure à la barre, culpabilise.

La procureure a requis 5 ans d’emprisonnement, dont deux ans avec sursis.

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