Il passait devant son domicile, son travail, l’appelait, lui envoyait des messages… (© Delta FM)

15 mois de prison avec un sursis probatoire pour un Blendecquois de 36 ans reconnu coupable de harcèlement sur son ex-compagne, un harcèlement qui a duré 4 ans…

Fin 2015, la victime, qui était alors la compagne de cet homme, n’en peut plus et le quitte. Elle ne supportait plus qu’il fouille dans son téléphone, qu’il exige de savoir où elle se trouve, qu’il soit jaloux… Alors elle met fin à cette relation. C’est à ce moment-là que le harcèlement commence. Pour prendre de la distance, elle décide rapidement de déménager et arrive dans l’Audomarois. Mais lui se fait muter et les faits continuent… Il lui envoie des messages et l’appelle très fréquemment pour la dénigrer ou l’insulter, des propos qu’il tient également devant leur jeune fils. Il passe devant son domicile et devant son travail très souvent. Il laisse même des commentaires personnels sur la page facebook de l’agence dans laquelle elle travaille. Et dans une conversation, il en vient à expliquer qu’il comprenait certains féminicides…

A la barre, il justifie son comportement. Il est facteur, c’est donc normal de passer devant le travail de son ex-compagne puisque ça fait partie de sa tournée. S’il l’appelle et vient à son domicile, c’est parce qu’il veut instaurer une garde alternée pour leur fils et que le dialogue est, selon lui, impossible. Quant aux féminicides, il n’a pas vraiment voulu justifier, mais il était en colère. Et depuis quelques mois, il s’est calmé, il a refait sa vie avec quelqu’un d’autre. Des arguments qui n’ont pas convaincu la procureur. Une dizaine de plaintes ont été déposés avant que la situation ne se calme. Elle a donc requis un an de prison avec sursis probatoire de deux ans.

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