Le délibéré sera rendu le 1er février. (© Delta FM)

Un jeune homme de 23 ans jugé pour des violences aggravées commises sur un policier. En 2020, une violente rixe avait éclaté sur la place Foch de Saint-Omer, dans la nuit du 21 au 22 juin, le soir de la fête de la musique. Et un policier a été violemment agressé. L’agresseur présumé était donc jugé ce mardi au tribunal de Saint-Omer. 

C’est une scène particulièrement violente qui s’est déroulée en marge de la fête de la musique. Deux groupes d’individus qui se bagarrent furieusement sur la place Foch, à coup de tables et de bouteilles. On est aux alentours de minuit et la violence fait rage quand les policiers arrivent sur place. Un agent de la BAC voit alors un jeune homme porter une table et la jeter. L’individu s’approche alors du policier qui se saisit de sa bombe lacrymogène, l’utilise, mais reçoit un coup violent sur la joue gauche. Avec son collègue, ils commencent à poursuivre l’agresseur ainsi que deux autres individus, avant de devoir s’arrêter en raison de sa blessure trop importante.

Bilan : 40 points de suture, trois dents cassées, une cicatrice qu’il gardera à vie, une sensibilité perdue au niveau de la mâchoire et encore d’importantes séquelles psychologiques. Il est toujours en arrêt maladie. La blessure aurait sans doute été causée par un coup porté avec un tesson de bouteille. Après des investigations, qui s’appuient notamment sur la vidéosurveillance et sur le témoignage des policiers, c’est donc un jeune homme originaire de Côte d’Ivoire qui a été mis en examen.

Au tribunal ce mardi, ce dernier maintient qu’il n’a porté aucun coup aux policiers, même s’il était bien présent place Foch et participait à la bagarre ce soir-là. De son côté, le policier victime de cette violence est formel : il reconnaît l’individu, particulièrement par sa carrure. L’avocat de la défense s’interroge : est-ce suffisant pour attester que l’accusé est bien coupable ? Pour le procureur, en tout cas, aucun doute. Il a requis 24 mois de prison et 10 ans d’interdiction de paraître sur le territoire français.

Le délibéré sera rendu le 1er février.

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