Trois hommes étaient jugés hier au tribunal de Saint-Omer pour une affaire de stupéfiant, une affaire importante qui implique une production de 30 kg sur quelques années. Une affaire de stup’ qui s’étale de 2012 à 2016, entre Arques et la Meuse. Compte rendu d’audience.

A Arques, c’est une véritable petite usine à cannabis qu’ont découvert par hasard les enquêteurs, en juin 2015. Dans un hangar, plus de 2 200 plants de cannabis découverts. Tout commence en 2012, quand un trentenaire, qui vit dans l’anonymat pour échapper à une condamnation de justice, achète ce hangar avec l’objectif d’y faire pousser du cannabis. En 3 ans, il récoltera 30 kg. A la découverte du hangar, il abandonne le lieu et cherche à se relancer ailleurs. Avec un associé, ils achètent une ancienne boulangerie dans la Meuse, la retapent pour en faire un lieu propice à la culture et sont finalement interpellés en octobre 2016, avant d’avoir pu obtenir une première récolte.
A la barre, à ses côtés, comparaissaient donc son associé, et l’homme accusé d’avoir acheté les 2/3 de sa production. Lui et son associé reconnaissent les faits. En prison depuis l’interpellation, il regrette d’être passé à côté de sa vie. Son associé, sous contrôle judiciaire, s’est reconstruit une vie rangée.
Le revendeur en revanche, nie tout en bloc. Selon lui, il est victime d’une vengeance et n’a rien à voir avec ce trafic de stupéfiant. Il se défend seul et demande une relaxe.
Une position qui n’a pas convaincu le parquet qui a requis 4 ans de prison pour lui, 4 ans pour l’associé et 8 ans pour le cultivateur.

Ils ont finalement été condamné à 7 ans de prison pour l’homme a l’origine du trafic, 3 ans pour son associé pour la Meuse, et 3 ans pour l’homme qui lui achetait sa production.

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