L'homme purge actuellement une peine de 30 ans de réclusion criminelle. (© Delta FM)

18 mois de prison ferme pour un trentenaire, détenu à Longuenesse, accusé notamment de corruption de mineurs, de détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et de chantage. Il était jugé mardi 15 juin, et compte tenu de son profil, ce procès est particulier.

Déjà, en ce qui concerne les faits, ils sont eux-mêmes particuliers. Entre octobre 2017 et début 2018, l’homme entre en contact avec des adolescentes. Il parvient à les manipuler. En bref, le procédé est souvent le même : sous prétexte de shooting photo pour du mannequinat, il leur demande de lui envoyer des photos d’elles, d’abord en sous-vêtement puis, au fur et à mesure, dénudées. Les jeunes victimes s’exécutent et, lorsqu’il les a en sa possession, il les menace de tout diffuser sur les réseaux à condition qu’elles parviennent à convaincre des amies de lui envoyer également des photos dénudées. Tout cela, depuis un téléphone dont il se sert en prison.

L’accusé, actuellement incarcéré, n’était pas présent à l’audience. Il était représenté par son avocat. Ce dernier a essayé de démontrer qu’il n’y avait aucune preuve appuyant le fait que c’était bien l’accusé derrière l’écran de son téléphone.

Mais son profil interroge. L’homme est actuellement détenu et purge une peine de 30 ans de réclusion criminelle. Il a été reconnu coupable de viols commis sous la menace d’une arme. Des faits qui remontent à 2011-2012.

Pour la Procureure de la République, ces infractions sont absolument intolérables de la part d’un prédateur sexuel. Compte tenu de son profil et des expertises psychiatriques, l’homme est manipulateur et ne peut ignorer la gravité de ses actes. Elle avait requis 2 ans d’emprisonnement.

Il écope également d’une interdiction d’exercer une activité impliquant un contact avec des mineurs pour dix années.

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