Willy Schraen et son avocat (© Archives)

Un député des Bouches-du-Rhône était jugé hier au tribunal de Saint-Omer. Il comparaissait pour des injures proférées à l’encontre de Willy Schraen, le patron des chasseurs. En cause notamment : trois tweets du mois de mai. Compte-rendu d’audience.

Pour remettre le contexte, nous sommes en mai dernier, 10 jours après que Willy Schraen a tenu une interview polémique sur le site chassons.com. Interview au cours de laquelle il évoque, entre autres, le piégeage des chats non domestiques, qui a beaucoup fait réagir sur la toile. Pendant cette polémique, Eric Diard, député, répond à 3 tweets via son compte twitter et poste “le jour où il vient à l’Assemblée, je le fais courir le chapon“, puis “après la vache sacrée, le con sacré” et enfin “je ne couvre pas cet abruti. Les chasseurs devraient en profiter pour changer de président“. Le député était donc poursuivi pour “injure publique” à l’encontre de Willy Schraen.

Au tribunal, première question : peut-il bénéficier dans le cadre de cette affaire de l’immunité parlementaire ? Pour son avocate, c’est le cas. Car son compte twitter est un compte professionnel et il prenait part à un débat public. Pour le procureur en revanche, non, car ces propos n’ont pas été tenus dans le cadre de ses fonctions parlementaires.

Deuxième question : l’infraction d’injure était-elle caractérisée ? L’avocat de Willy Schraen a tenu à rappeler les définitions des différents termes : abruti, con et chapon, insistant sur le caractère violent de cette dernière qualification, considérant qu’elle s’attaque au physique. Des accusations balayées par la défense pour qui le député ne souhaitait pas provoquer et nuire à la réputation de Willy Schraen. Le procureur a, lui, requis 2.000 euros d’amende à l’encontre de l’accusé.

Le délibéré sera rendu le 2 février.

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