500 euros d’amende pour le député coupable d’injures à l’encontre du patron des chasseurs, Willy Schraen. Le procès a eu lieu en décembre, mais le délibéré était rendu mardi. Cette condamnation fait toujours suite à la polémique suscitée par les propos de Willy Schraen sur le piégeage des chats.

Vous vous souvenez sans doute de cette polémique. En mai 2020, Willy Schraen a évoqué, lors d’une interview accordée au site chassons.com, le piégeage des chats non domestiques, dans un soucis de régulation. Des propos qui ont été repris dans de nombreux médias, partagés de nombreuses fois sur les réseaux sociaux. Un député des Bouches-du-Rhône, Eric Diard, avait lui aussi réagi notamment en postant sur twitter 3 tweets : « Le jour où il vient à l’Assemblée, je le fais courir le chapon« , puis « Après la vache sacrée, le con sacré » et enfin « Je ne couvre pas cet abruti. Les chasseurs devraient en profiter pour changer de président« . Il comparaissait donc pour injure public.

Pendant le procès, les débats devaient déterminer si le député pouvait bénéficier de l’immunité parlementaire : en somme, s’il avait tenu ces propos en sa qualité de député ou, au contraire, dans une position privée. Son avocate a maintenu cette défense : le député prenait bien part au débat public, sur un compte professionnel. Le procureur, lui, considérait que ce n’était pas le cas car les propos n’étaient pas tenus dans le cadre de ses fonctions parlementaires. Le parquet avait requis 2000 euros d’amende. Les juges l’ont, finalement, condamné à 500 euros d’amende.

En septembre dernier, 8 personnes avaient été condamnées au tribunal de Saint-Omer pour des menaces de mort à l’encontre de Willy Schraen, lors de cette même polémique.

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