Une femme de 32 ans était jugé hier au tribunal de Saint-Omer pour homicide involontaire. En février dernier, elle avait percuté un cycliste de 74 ans qui est décédé quelques jours après l’accident. Compte rendu d’audience.

“Un banal accident”. Ce sont les mots employés par le fils de la victime pour qualifier le drame qui a coûté la vie à son père. Le 26 février dernier, le soleil est très rasant et la visibilité est mauvaise. Au volant de sa voiture, la jeune femme s’engage dans le boulevard Foch avec prudence mais ne le voit pas et le percute. L’homme souffre alors d’un hématome cérébral et meurt d’un AVC 5 jours plus tard.
A la barre, la conductrice sanglote. “Il n’y a pas un jour où je ne pense pas à lui”. Dès le lendemain de l’accident, elle a pris contact avec le fils de la victime pour prendre de ses nouvelles et tenter de venir le voir à l’hôpital. Elle n’en aura pas eu le temps. Et pendant les 3 mois qui ont suivi, elle a été incapable de reprendre le volant. Le fils de la victime, lui-même chauffeur routier international, ne lui en veut pas et se montre très digne.
De son côté, le procureur de la République est revenu sur les “circonstances difficiles de l’accident” et s’est interrogé : “combien d’automobilistes auraient pu éviter ce drame ?”. Malgré tout, l’obligation de maîtrise de véhicule était présente. Il a requis 12 mois de prison avec sursis.

Le délibéré sera rendu le 5 novembre.

X
X