Image d’illustration (© Delta FM)

Le procès du meurtre de la rue D’Arras s’est ouvert vendredi 17 juin 2022 à la cours d’assises de Saint-Omer.

Nous sommes le 22 avril 2018, il est environ 1h40 du matin, lorsque Nordine Messaoud, 51 ans, est tué après avoir été percuté par un véhicule. C’est pour ces faits que Mogran Ben Abbes encourt la réclusion criminelle à perpétuité. 

C’est dans une ambiance pesante devant une trentaine de personnes que le premier des quatre jours d’audience a démarré.

Premier fait important de la journée, l’accusé Morgan Ben Abbes 35 ans a présenté ses excuses à la famille de Norddine Messaoud, tout en clamant haut et fort qu’il ne souhaitait pas la mort de la victime, qu’il s’agissait d’un accident, niant donc l’intentionnalité de son geste, lui qui se trouvait sous l’emprise de l’alcool et des stupéfiants au moment des faits. 

En charge de l’enquête pour la police de Saint-Omer, Vincent Castellain s’est présenté en premier à la barre pour rappeler les constatations des forces de police le soir du drame et tout ce qui a été réalisé depuis pour savoir si oui ou non l’accusé avait l’intention de donner la mort. Premier constat : aucune trace de freinage n’a été relevé sur place, ce qui tend à prouver le caractère intentionnel de l’acte.

Plusieurs croquis, photos et vidéos de surveillance montrant la scène de crime peu avant ou peu après l’agression ont été montrées à l’ensemble de la salle. Un moment parfois trop dur à supporter pour la famille de Norddine Messaoud.

L’audience reprend lundi avec le passage à la barre de plusieurs témoins présents au moment des faits, le soir du 22 avril 2018.

On reparlera de ce procès dès lundi sur Delta FM.


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