Le jeune homme accusé d’avoir mis le feu au foyer des jeunes travailleurs de Saint-Omer en avril dernier a été relaxé. Souvenez-vous, cet incendie avait provoqué l’évacuation de 90 personnes. Il était donc jugé aujourd’hui au tribunal de Saint-Omer. Compte rendu d’audience.

Le 19 avril, le veilleur de nuit du foyer des jeunes travailleurs aperçoit de la fumée qui s’échappe d’une des chambres. Après avoir fait évacuer les jeunes, il utilise son pass pour pénétrer dans la chambre en question. Celle d’un jeune tchadien de 22 ans. Lorsqu’il rentre, il raconte avoir aperçu le jeune homme assis sur son lit, face à une table sur laquelle le feu s’est déclaré. Il est, selon lui, en train de parler à une flamme d’environ 50 centimètres de hauteur qui dégage beaucoup de fumée. Le veilleur de nuit tente alors de l’emmener à l’extérieur, ce que refuse d’abord le jeune homme. Le feu sera finalement éteint avant l’arrivée des pompiers.
A la barre, le jeune homme tente de se défendre. Il était malade à ce moment-là et avait arrêté de prendre son traitement. Il a d’ailleurs été hospitalisé en psychiatrie pendant un petit mois après les faits. Et pour l’incendie, il explique avoir laissé une cigarette allumée dans un cendrier le temps d’aller aux toilettes, ce qui a finalement mis le feu à un papier. Et en voyant les flammes dans sa chambre, il n’a pas su comment réagir.
Le procureur de la République a rappelé qu’il s’agissait d’un “acte grave heureusement maîtrisé” et a requis 12 mois de prison avec sursis et obligation de soin.

Il a finalement été relaxé, le tribunal estimant qu’il était impossible d’exclure qu’il s’agissait d’un accident.

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