Depuis le 14 mars, les 450 commerces de Saint-Omer sont impactés par la crise sanitaire. L’épidémie de coronavirus a nécessité la fermeture administrative de tous les établissements non essentiels, avec des conséquences économiques particulièrement importantes. C’est pourquoi la ville vient de mettre en place un plan d’aides aux commerces de proximité. Explications.

Alors que le déconfinement débute, la fin de la crise est encore loin. Les cafés, restaurants restent fermés, le secteur touristique est lui aussi fortement touché. Pour faire face, les aides se multiplient : celles de l’Etat bien sûr, mais la communauté de communes du Pays de Saint-Omer a aussi renforcé son fond de soutien aux indépendants. La ville de Saint-Omer a elle mis en place un plan d’aide pour les commerçants. Vendredi, les élus ont voté un premier volet fiscal avec l’exonération de la taxe sur les terrasses (81 commerces sont concernés), et l’exonération de la redevance voiries pour la présence des enseignes.
La ville pourra aussi jouer les médiateurs auprès des propriétaires pour permettre un report des loyers des commerçants qui en auraient besoin.
Des commerçants qui pourront bénéficier du système de livraison Yper mis en place pendant le confinement et qui va continuer, et même se développer pour les restaurants.
Mais le plan de la municipalité se veut plus large avec un accompagnement des commerces dans leur réorganisation. En particulier pour les cafés, restaurants qui à leur réouverture ne pourront accueillir qu’un nombre restreint de clients. On parle de 30 à 50% de perte de capacité d’accueil afin de garantir les gestes barrière et la distanciation sociale.
La ville de Saint-Omer veut donc proposer de nouveaux espaces publics à ces commerces. Cela passe par exemple par l’extension des terrasses sur des places de parking, l’utilisation de places publiques, ou encore de la cour du musée Sandelin, et de la motte castrale par exemple.
Dans les magasins aussi il y aura moins de monde en même temps, ce qui veut dire : organiser des files d’attente. La municipalité réfléchit à l’intervention d’artistes et acteurs culturels pour occuper ce temps d’attente. Une façon aussi d’aider ce secteur de la culture également très impacté par la crise.

Enfin, la ville va proposer aux commerçants de passer des commandes groupées pour les produits nécessaires au protocole sanitaire.

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