Au tribunal de Saint-Omer, les 6 prévenus du trafic de stupéfiants démantelé le mois dernier étaient jugés hier. Ce démantèlement était la conclusion d’une enquête de longue haleine menée par le commissariat de Saint-Omer. Compte-rendu d’audience.

“Un trafic de stupéfiants important, violent et hiérarchisé”. Ce sont les mots employés par la procureure de la République pour caractériser le trafic démantelé en juin dernier. Au total, six hommes âgés de 19 à 27 ans comparaissaient hier pour y avoir pris part.

Tout a démarré au mois de mars. Après des plaintes de riverains dans certains quartiers de Arques, Longuenesse et Saint-Omer, un mineur est interpellé. Il finira par expliquer aux enquêteurs l’organisation précise de ce trafic installé depuis juillet 2018. En juin, une perquisition a lieu et on retrouve au final plus de 4 kg de résine de cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne, 3 000 euros en liquide, une arme de guerre et six hommes sont interpellés.

Durant l’audience, un seul prévenu reconnait les faits. Les autres nient leurs implications : non ils ne trafiquaient pas, ils vendaient de la farine ou bien consommaient du cannabis mais n’étaient pas impliqués dans un réseau d’une telle ampleur. Mais des éléments semblent indiquer le contraire. Comme des lignes téléphoniques utilisées pour le trafic ou un train de vie incohérent par rapport à leurs revenus.

Des accusations balayées par les six avocats de la défense. Ils plaident la misère de leur client, un dossier vide ou encore une implication limitée et contrainte. Quant à la procureure, elle a requis entre 4 et 6 ans de prison pour chacun d’entre eux.

Ils ont finalement écopé de peines allant de 2 à 6 ans de prison avec maintien en détention ou mandat de dépôt, ainsi que des amendes délictuelles allant de 10 000 à 3 000 euros.

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