L'accusé a déjà été condamné pour une agression sexuelle sur une femme de 79 ans atteinte de la maladie d'Alzheimer.

A la Cour d’Assises du Pas-de-Calais, à Saint-Omer, un procès pour viol sur personne vulnérable se déroule depuis vendredi après-midi. Les faits se sont déroulés en mai 2018 à Longuenesse. Un quinquagénaire est accusé d’avoir violé une femme souffrant de déficience intellectuelle.

Ce vendredi, les proches de l’accusé se sont succédé à la barre pour revenir sur la personnalité de ce dernier et sur les faits “dont ils ont honte”.

Un homme serviable, courageux, pas méchant. Un petit frère qui a eu une enfance normale dans une famille aimante à Blendecques. Un adulte âgé aujourd’hui de 58 ans pour qui “on a fait ce qu’on a pu”. Ce sont les éléments mentionnés par les membres de sa famille pour parler de lui à la barre. Une famille qui souffre aujourd’hui des accusations qui pèsent sur lui, et qui ne le comprend pas.

En mai 2018, l’accusé aurait abordé la victime dans la rue. Une sexagénaire, souffrant de déficience intellectuelle, qui se rendait sur la tombe de son mari au cimetière de Longuenesse. Ils se connaissent de vue. Alors il entame la conversation avant de la suivre lorsqu’elle fait demi-tour pour rentrer chez elle. Elle aurait alors refusé qu’il la raccompagne. Malgré tout, il serait rentré dans son domicile et aurait finit par la violer.

Au tribunal, l’accusé reconnaît les faits, comme il l’a fait durant l’enquête. En revanche, il ne les explique pas. Il a parfois du mal à comprendre les questions de la présidente mais s’excuse beaucoup auprès de la victime et de ses proches.

Pourtant, son rapport aux femmes interroge. Pour une ancienne compagne, l’homme avait une attirance pour les femmes plus âgés et aurait eu un comportement douteux auprès d’une voisine en situation de handicap. Et il a déjà été condamné pour une agression sexuelle. C’était en 2014, sur une femme âgée de 79 ans, atteinte de la maladie d’Alzheimer.

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