Depuis mardi, un couple est jugé pour des faits d’extorsion, de violence et de viol en réunion. Les faits se sont déroulés pendant l’été 2017 à Saint-Omer. Et aujourd’hui, c’est le profil psy des deux accusés qui a été passé en revue.

Un homme d’une quarantaine d’années et une jeune femme de 20 ans sa cadette qui se sont entraînés l’un l’autre dans ce déchaînement de violence… Notamment à cause de leur forte consommation d’alcool. Ce sont les conclusions tirées par les experts pour qualifier le profil des accusés.

Pour rappel, en août 2017, la jeune femme s’installe avec son nouvel amant chez l’homme avec qui elle vit depuis dix ans. Une décision prise pour ne pas le séparer de son petit garçon, qu’il a reconnu. Et c’est au cours de cette cohabitation que les faits dégénèrent, avec le viol comme point culminant.

Ces faits, encore aujourd’hui, la jeune femme ne les reconnaît pas. Elle n’a pas participé à l’acte, l’a vu mais ne l’a juste pas dénoncé selon elle. Au contraire, selon la psychologue, elle se pose même en victime, victime d’une vengeance de son ex-compagnon face à l’arrivée de son nouvel amant.

De son côté, l’autre accusé, qui reconnaît les faits, a tenu à insister sur la pleine conscience qu’il a de la gravité des faits qui lui sont reprochés. Les experts ont souligné sa honte face à ses actes…

Des actes qui font aujourd’hui toujours souffrir la victime. A la barre, il a pris la parole pour souligner ses difficultés, et ce qui le fait tenir : son petit garçon, âgé aujourd’hui de 4 ans, et placé en famille d’accueil.

Le reste de la journée était consacré aux plaidoiries. Le verdict devrait être rendu demain.

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