Les faits ont eu lieu en mai 2018 à Longuenesse.

10 ans de réclusion criminelle pour le quinquagénaire jugé à Saint-Omer depuis vendredi. Pour rappel, il était jugé pour un viol commis sur une personne vulnérable, une femme souffrant d’une déficience mentale, âgée aujourd’hui de 68 ans.

L’avocate générale avait requis 12 ans de réclusion criminelle. Lors de ses réquisitions, l’avocate générale a notamment mis en avant le caractère de vulnérabilité de la victime. Un élément dont avait parfaitement conscience l’accusé lors des faits : il l’a lui-même reconnu à plusieurs reprises au cours de l’audience. Et juste après les faits, il a admis auprès de la victime qu’effectivement, c’était mal ce qu’il avait fait. Malgré cet état de conscience, il a obéi à sa pulsion. Une nouvelle fois, puisqu’il avait déjà été condamné pour une agression sexuelle sur une femme atteinte d’Alzheimer et âgée de 79 ans. Pour toutes ces raisons, son potentiel de dangerosité n’est pas à exclure selon l’avocate générale.

Des réquisitions qui ont, sans doute, su convaincre les jurés qui ont donc condamné l’accusé, reconnu coupable, à 10 années de réclusion criminelle. Une peine qui permettra peut-être à la victime de se reconstruire. De l’aveu de son avocate, il reste difficile pour elle de se remettre et d’aller de l’avant. Elle vit toujours dans la maison où les faits ont eu lieu. Elle se rend quotidiennement au cimetière en prenant le chemin où cet homme l’a abordé. Elle a régulièrement peur qu’il sorte de prison et qu’il recommence. Sur ce point tout au moins, elle va pouvoir être soulagée, il écope également d’une interdiction de rentrer en contact avec elle.

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