Fabrice Waeles (au centre), représentant syndical FO chez TIM (© Delta FM)

Quelques semaines après l’annonce des 125 licenciements, les syndicalistes cherchent à comprendre. Ils dénoncent les incohérences dans les explications de la direction. Cette dernière met en avant la morosité du marché, alors que l’usine de Quaëdypre a du retard dans les commandes et voient arriver de nouveaux contrats. L’union syndicale FO/CGT regrette également le manque de recours au chômage partiel pour sauver les emplois et dénonce également des créations d’emplois dans les usines de l’Est, qui laissent craindre une délocalisation. Les négociations autours du PSE commencent mi-juin et les premiers licenciements sont prévus fin-octobre.

125 personnes risquent de perdre leur emploi dans les mois qui viennent, et ce malgré des retards dans la livraison des commandes et l’arrivée de nouveaux contrats. Fabrice Waeles, représentant Force Ouvrière chez Tim, craint une délocalisation vers les pays de l’Est :

Il y a deux ans, le PDG avait rassuré les salariés en disant vouloir pérenniser le site, en investissant en masse. Aujourd’hui, les salariés ne voient rien venir et voient leur outil de travail se dégrader :

La direction de TIM dément vouloir délocaliser l’usine de Quaëdypre. La direction affirme le contraire en affirmant que la position stratégique de l’usine, au carrefour de l’Europe, à deux pas du tunnel sous la Manche et des grands ports, est essentielle pour l’activité du groupe. Côtés investissements, la direction avoue que rien n’a été fait depuis 10 ans, mais confirme sa volonté d’investir pour conserver son site de Quaëdypre.
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