La jeune femme observait un démantèlement dans le cadre de ses fonctions chez Utopia 56. (© DeltaFM)

Le 24 avril 2020, Laure Pichot est interpellée et placée en garde à vue à Dunkerque alors qu’elle assiste au démantèlement d’un campement de fortune à Grande-Synthe. L’humanitaire est conduite dans les geôles du commissariat sans réelles informations sur ce qui lui est reproché, et sans même qu’un avocat ne lui soit proposé. Déboussolée, la jeune femme se met alors à chanter du Brassens, ou encore la célèbre chanson italienne Bella Ciao. Ce jeudi après-midi, elle était convoquée, suite à ces chants, pour “tapage injurieux troublant la tranquillité d’autrui”.

Une manœuvre, selon elle, pour intimider les associatifs :

 

Utopia 56 cumule 20 000 euros d’amendes en tous genres en 2020. Une manière d’assécher les comptes des associations.

Une volonté politique pour Maître Ingrid Metton qui défendait l’humanitaire :

 

Elle risquait 450 euros d’amende, mais a donc été relaxée, le dossier étant vide, de l’aveu même du ministère public. Utopia 56 vient en aide au quotidien aux exilés de la Côte d’Opale.


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