Depuis 6 jours, le site de Dunkerque est en proie à un mouvement de grève (© Delta FM)

Deux hauts fourneaux toujours à l’arrêt chez Arcelor. Le site en compte trois. Les pertes se chiffrent en milliers de tonnes depuis le début de la grève. Le syndicat majoritaire, la CGT, réclame des augmentations de salaires et met la pression sur la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Un CE très tendu a été écourté ce matin. La dernière phase des négociations est prévue ce jeudi à Paris. Si des propositions concrètes n’arrivent pas sur la table, le mouvement pourrait se durcir.

Face aux bons résultats de cette année 2016, les syndicats attendaient un geste sur les salaires, qui n’est jamais venu. Les 3 premières négociations n’ont rien donné, la direction doit revoir sa copie pour Philippe Verbeke, coordinateur national CGT chez Arcelor :

Du côté de la direction, on s’inquiète. Les clients ne sont pas livrés, les quotas de CO2 ne seront pas remplis. Eric Niedziela, patron d’Arcelor Atlantique, estime qu’une grève, avant même la fin des négociations, n’est pas appropriée. Surtout vu le contexte actuel :

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