Aluminium Dunkerque est passé sous pavillon américain. (© DeltaFM)

En fin de semaine dernière, nos confrères de Bloomberg révélaient le rachat du site loonois par un groupe américain : AIP. Un nouveau changement de pavillon qui sème le doute dans les rangs des 600 salariés de l’usine loonoise.

La perspective d’un rachat par un fond de pension américain n’enchantait guère les représentants du personnel de l’usine de Loon-Plage. Et pourtant… c’est bien ce qui vient de se passer avec AIP (American Industrial Partners), venu injecté des fonds dans le site pour épauler l’ancien repreneur (GFG Alliance), en proie à de grosses difficultés, et qui prend donc le contrôle de la première fonderie d’aluminium en Europe.

Un carnet de commandes plein, un prix de l’Aluminium au plus haut

AIP met aujourd’hui la main sur une usine au carnet de commandes plein, avec un prix de l’Aluminium très haut et de belles perspectives. Mais ce qui inquiète les salariés, c’est le manque de vision à 10 ou 15 ans, une vision pourtant essentielle pour un site de cette taille qui nécessite des investissements réguliers et importants pour rester compétitif, des investissements qui ont été quasiment gelés ces dernières années par le groupe Gupta. Une usine qui n’investit pas pour son venir prend du retard, et c’est bien là l’inquiétude du personnel qui souhaite éviter un destin à la TIM (L’usine de Quaëdypre avait changé de mains à plusieurs reprises, sans investissements des propriétaires. Elle avait fini par fermer). 

Quatre représentants d’AIP à Loon-Plage hier 

Dans un communiqué, AIP de veut rassurant en indiquant poursuivre ses activités avec la direction actuelle, ses fournisseurs et ses clients. Quatre américains, représentants du fond de pension, ont participé au CSE extraordinaire d’hier. Ils ont tenté de rassurer, en vain.

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