A Gravelines, les salariés d’Hyet Sweet sont très inquiets. Hyet Sweet, c’est anciennement Ajinomoto. Il y a 3 ans, le groupe japonais a revendu l’usine de production d’aspartame à des Hollandais. Aujourd’hui, le CE tire le signal d’alarme car selon ses membres, le business plan ne serait pas respecté. L’usine vendrait à perte, pas de production diversifiée pour relancer l’économie du site qui compte 97 salariés. En partant, Ajinomoto a bloqué 7 millions d’euros pour les salariés si Hyet venait à licencier. Mais avec une date butoir : le 30 avril. Passé ce délai, l’argent ira dans les caisses du groupe. Le CE demande l’intervention d’un tiers, l’Etat notamment, pour clarifier la situation rapidement. Une rencontre avec la sous préfecture est prévue a la rentrée de septembre.

Lors d’une conférence de presse hier, les membres du CE ont fait part de leurs inquiétudes quant à la pérennité de l’entreprise. Selon eux, le business plan ne serait pas respecté et la production serait vendue à perte. L’avocat du CE, Ralph Blindauer :

Pas question pour le CE de parier sur la mort du site de Gravelines, qui compte 97 salariés. Non, le comité d’entreprise veut y croire mais pour ça, il exige une visibilité à long terme :

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