Les policiers n’auraient finalement pas été visés volontairement. Les deux individus, entendus par les services de police, ont livré leur version, ce qui a permis de faire la lumière sur la soirée de dimanche à Gravelines.

Les deux hommes, sous-traitants à la centrale nucléaire, entreprennent une équipée sauvage en état d’ébriété. Ils tirent en l’air, puis en direction des habitations en plein centre-ville de Gravelines avec des armes de gros calibres. Une balle vient d’ailleurs se loger dans la fenêtre d’une maison.

Alertés par les riverains, la police se rend sur place et retrouve les suspects dans une zone isolée à l’entrée de la ville. Les fonctionnaires essuient alors des tirs nourris au travers d’un bosquet… une vingtaine de coups de feu au total. Le véhicule de police est touché à 3 reprises.

Visiblement, les deux hommes auraient tiré au travers du bosquet pour s’amuser et n’auraient pas vu les policiers ! Les enquêteurs ont mené des investigations de jour comme de nuit pour confirmer ces dires. Il ne s’agirait donc pas d’une tentative d’homicide. Malgré tout, les charges qui pèsent sur les deux individus sont très lourdes : mise en danger délibérée de la vie d’autrui, détention d’arme à feu, dégradation de biens publics et violences avec arme.

Ils seront jugés ce mercredi après-midi en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Dunkerque.

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