Cette femme, aujourd’hui âgée de 59 ans, ne sait ni lire ni écrite, elle est atteinte de troubles mentaux et elle est sous curatelle renforcée depuis des années. Au tribunal elle a reconnu les faits, mais a eu bien du mal à les expliquer. Compte-rendu d’audience.

D’apparence, on lui donnerait le bon dieu sans confession… Une petite dame, un peu chétive, à la barre du tribunal et dont les propos ne sont pas toujours cohérents. Son fils, la victime, est lui aussi atteint de troubles mentaux, comme le pére d’ailleurs qui a déjà été condamné pour des attouchements sur sa fille.
En semaine, le fils est à l’institut médico-éducatif (IME) de Rosendaël. Le week-end, il rentre chez sa mère. Et depuis son plus jeune âge, il dort avec elle., et avec le couple quand celui-ci est réuni. Cela dure depuis des années, mais les faits sont révélés un jour à l’age de 13 ans. A l’institut, un éducateur le surprend en plein acte sexuel avec sa peluche, son doudou. L’enfant commence à parler et on comprend mieux alors ses terreurs nocturnes. Depuis son jeune age, il assiste aux ébats de ses parents. Il est victime d’attouchements, sa mère lui caresse le sexe, lui inflige des fellations, “c’était pour le calmer” dit-elle à la barre du tribunal.
Elle reconnait les faits, sans pouvoir en parler en détails. “Je me rends compte que j’ai fait un connerie, c’est bon, j’ai retenu la leçon” dit-elle un peu tête basse.
Cette femme, elle-même victime d’agressions sexuelles dans son enfance, était pour cela bien consciente de ce qu’elle faisait dira la procureur. La victime n’a pas été un enfant, mais une marionnette dans les mains de ses parents.
Le tribunal a reconnu la mère coupable, elle écope de 2 ans d’emprisonnement avec 2 ans de suivi socio judiciaire. Son autorité parentale lui a été retirée et elle est condamnée à verser à son fils 7 500 € au titre de préjudice moral.

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