Un homme comparaissait hier au tribunal de Dunkerque pour escroquerie, abus de confiance et usage de faux. Il a fait croire à ses victimes qu’il était agent secret, atteint d’une maladie grave et qu’il avait besoin d’argent. Explications.

80 000 euros à une victime présumée, 12 000 à une autre, 2 000 euros à une autre… Les sommes évoquées dans le dossier sont effarantes. Et pour cause, pendant plusieurs années, l’homme aurait escroqué différentes personnes de son entourage pour leur soutirer ces sommes d’argent. Une prouesse d’autant plus étonnante que le mensonge qu’il servait aux victimes peut paraitre rocambolesque…
A partir de 2009, alors qu’il est au chômage, le prévenu commence à prétendre qu’il est en fait agent secret, qu’il travaille au sein de la DGSE. Un prétendu poste qui lui permettra de se justifier pour emprunter de l’argent, louer des voitures au-dessus de ses moyens en location longue durée, louer des appartements également… A ce premier mensonge s’ajoute ensuite une prétendue maladie grave des reins qui menace sa vie et qu’il ne pourrait soigner qu’avec un traitement onéreux qui serait importé des Etats-Unis. Evidemment, ces histoires sont inventées, mais il sait se montrer convaincant en fournissant notamment de faux documents aux victimes présumées, des victimes qui étaient bien souvent dans un état de faiblesse.
A la barre, l’homme reconnait la plupart des faits. Il nie avoir profité de leur faiblesse pour leur soutirer de l’argent. Actuellement incarcéré pour des faits similaires, il prétend avoir pris conscience du mal qu’il a fait.
Dans ses réquisitions, le procureur a requis deux ans de prison, dont un avec sursis mise à l’épreuve, avec obligation d’indemniser les victimes.

Avec lui, sa femme comparaissait pour recel et un autre homme pour avoir été son complice. La décision a été mise en délibérée. Elle sera rendue le 19 décembre.

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