Un homme a pris la direction de la maison d’arrêt de Dunkerque. Il a été reconnu coupable de violences aggravées et détention illégale d’arme. En 2017, il avait tenté de régler ses comptes à coups de pistolet dans les rues de Dunkerque.

L’affaire avait choqué au cœur de l’été dernier. Le 28 juillet, deux Dunkerquois se rendent dans une épicerie de nuit du centre-ville, rue de Soubise, à deux pas du palais de Justice. L’un d’eux est armé. Alors, quand deux coups de feux retentissent et que la Police est appelée, les fonctionnaires croient d’abord à un braquage, mais l’enquête démontrera une toute autre histoire.
A l’origine, un vol de voiture, celle de Christophe, ancien détenu depuis bien inséré dans la société, délégué du personnel de son entreprise, qui a ce soir là “pété les plombs”. Il aurait reconnu sur internet les voleurs de sa voiture et s’est rendu une première fois dans le commerce pour mettre la pression sur l’épicier, soit disant membre de la famille d’un des voleurs.
S’en suivent pendant plusieurs jours des provocations, des tentatives d’intimidation entre les deux camps qui aboutissent à ces coups de feu en pleine rue. Que s’est-il passé exactement ce soir-là ? Les version divergent. Pour l’épicier, les deux hommes l’ont molesté avant de tenter de le tuer dans la rue à coups de pistolet. Pour le tireur, il a simplement fait feu en l’air pour effrayer la victime, qui a depuis fermé son commerce.
La tentative de meurtre n’ayant pas été retenue par la justice, c’est donc le tribunal correctionnel de Dunkerque qui condamne Christophe pour violences aggravées et détention illégale d’arme à feu à 2 ans de prison ferme et 2 ans avec sursis.
Il a été maintenu en détention. L’autre prévenu est décédé pendant la procédure.

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